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 Cinévision collective

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théano
Grand paysage


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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Sam 24 Jan - 19:17

vartan a écrit:
laurent a écrit:
C'est à dire : on te les envoie ?


OK, vous me les mettez sous spoiler, je ne regarderai pas et je les stocke. Je posterai le tout quand toutes les copies seront relevées.


Bonsoir,
S'il vous plaît expliquez-moi " sous spoiler" Embarassed Embarassed

merci beaucoup.
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vartan
Léonard de Génie


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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Sam 24 Jan - 19:48

Tu sélectionnes ton texte et tu cliques sur le bouton "spoiler" il est ainsi caché.

Comme cela !

Pour lire, clique sur le mot Spoiler


Spoiler:
 


Comme cela je ne serai pas tenter de lire.


Dernière édition par vartan le Dim 25 Jan - 3:19, édité 1 fois
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théano
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Dim 25 Jan - 0:07

Merci et bon dimanche
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Fabien
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 9:57

J'ai regardé le film hier en fin d'après-midi, juste avant de partir chez ma copine, allez, je me lance:

Spoiler:
 
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laurent
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 19:20

Bon, je le lis pas encore, je fais le mien au plus vite et je j'envoie à Vartan.

_________________
"Un intellectuel, c'est quelqu'un qui serait capable de décrire Sophia Loren sans faire de gestes" ( AUDIARD )
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"Je croirai en dieu le jour où il n'y aura plus de religions" ( Moi )

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laurent
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 20:37

Voila, envoyé.
Je lirai celui de Fabien en même temps que les autres.

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vartan
Léonard de Génie


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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 22:16

Je poste le tout dans un petit moment... Wink
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vartan
Léonard de Génie


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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:27

Fabien a écrit:
J'ai regardé le film hier en fin d'après-midi, juste avant de partir chez ma copine, allez, je me lance:

La Grande Illusion est sorti en 1937, au moment où la seconde guerre se préparait et que l'antisémitisme était devenu fashion. L'époque rend ce film encore plus intéressant, et même si on ne peut pas vraiment dire de nos jours que promouvoir la paix et la tolérance soit un acte courageux, on se rend compte après coup que ce film avait un véritable sens à ce moment là. Bien, parlons du film en lui-même, une des choses qui m'a marqué est qu'il n'y a pas de 'méchant' dans ce film, lors de la première partie on se croirait même dans une cours d'école. Le seul ennemi n'est pas palpable, il s'agit juste de la guerre, cette même guerre qui permet pourtant de réconcilier les aristocrates, les juifs et les ouvriers.
Une des idée principale du film me semble aussi être la démonstration de la futilité de la guerre. On sent que des deux côtés tout le monde attend la fin de la guerre pour pouvoir retrouver les leurs, et que la seule raison qui semble motiver cette guerre est le nationalisme.
Bref, j'ai trouvé ce film excellent, du vrai cinéma, avec cependant un petit bémol à la fin où il a encore fallu que Gabin se fasse la seule 'bonnasse de l'époque' du film, à croire que les acteurs étaient déjà catégorisés à l'époque ^^

16/20




théano a écrit:

Nous avons eu la chance de regarder le film restauré.

Réflexion de Michel " Que c'est beau le noir et blanc"
Il donne 16/20

Il y a bien 30 ans que je n'avais plus regardé "la grande illusion"

C'était une découverte:

La photographie dans le film: un ex. lorsqu'ils sont en hauteur
à une fenêtre et qu'ils regardent chanter les soldats allemands

Les scènes autour du coffre à vêtements. et bien d'autres

Tous les problèmes de sociétés sont abordés, même HAÏTI.

Ce sont les chefs de guerre qui veulent se battrent,et pas les peuples!

Je donne 18/20



laurent a écrit:


[spoiler]"La Grande Illusion" de Jean RENOIR - 1937
Alors je l'avais déjà vu, mais j'en avais un souvenir très différent, il ne me restait que les scènes avec Von Stroheim, que je croyais beaucoup plus sombres qu'elles ne sont. Car c'est un film essentiellement pacifiste, où les nazis sont très humains et amicaux. Le contexte est étrange d'ailleurs : c'est un film sensé se passer en 1916, la paix devrait être éternelle après un tel massacre, mais nous sommes quand même à la veille de la seconde guerre mondiale, il y a donc l'ombre de Hitler quelque part, une sorte de pressentiment, de mise en garde, ne serait-ce que dans la gestation du film ( avec la séquence de l'autodafé aussi, et l’évocation de l’antisémitisme ). Bon, le film en lui-même maintenant.

Nous avons là un film en trois parties très inégales.
La première se déroule dans un camp allemand, où une poignée de prisonniers français cherche à s'évader. On y voit un Gabin première période, plus joyeux et vulnérable, plus insolent et plus humain que ses rôles des années fin 50-60, un Carette qui nous fait du Chaplin, et un Fresnay en aristocrate très strict mais lucide : "d'un côté des enfants qui jouent aux soldats, et de l'autre des soldats qui jouent comme des enfants", "un camp de prisonniers ça sert à s'évader".

La seconde se déroule au château du haut-Koenigsburg, où "rien ne pousse", si ce n'est la fraternité des hommes reclus, prisonniers ou allemands, notamment entre Fresnay et Von Stroheim, issus du même milieu et très respectueux l'un envers l'autre ( "même en temps de guerre les combattants peuvent rester des hommes" ), voire admiratifs. C'est la partie la plus intéressante, là où se trouvent les meilleurs dialogues, les véritables propos du film, sur la différence entre les êtres ( "les gants, le tabac, tout nous sépare", « mais enfin vous ne pouvez rien faire comme tout le monde : dix huit mois qu’on est ensemble et on se dit encore vous », « Boeldieu ? Je l’aime bien, mais c’est pas la même éducation, il y a un mur entre nous » ), les nationalités ( "Les frontières sont une invention des hommes, la nature s’en fout" ), les classes sociales ("chacun mourrait de sa maladie de classe si nous n'avions la guerre pour réconcilier tous les microbes" ). Ces "grandes illusions", qui séparent davantage les membres d'une même armée que les deux armées elles-mêmes. La plus grande illusion étant la guerre, que l'on ne voit à aucun moment. Le film est comme en retrait du temps, de la vie et de la mort. Sauf dans cette partie, où Fresnay se sacrifie pour ses compagnons, tué par devoir et par discipline par Von Stroheim, qui illustre bien le nazi, droit et rigide, avec sa minerve.

Puis vient la troisième et dernière partie, la cavale de Maréchal ( Gabin ) et de Rosenthal ( qu'il traite de "sale juif", propos qu'on ne reverra pas après la guerre à venir ). Je trouve cette partie un peu inutile et trop longue. Il y a certes une histoire d'amour en devenir ( avec la seule scène d'amour escamotée aussi sec ), puis la liberté, dernière illusion, puisqu’il faudra repartir se battre. Mais ça finit un peu trop brutalement, en eau de boudin.

Un beau plaidoyer, avec une réalisation sommaire ( faut pas faire trop attention aux ombres de caméra et aux décors intérieurs plus que dépouillés ), mais un discours pacifiste et humaniste bien servi. J'aurais aimé plus de situations au château, entre Fresnay et Von Stroheim, comme dans mon souvenir, et pour renforcer encore la thèse du film. Mais, même si ça a beaucoup vieilli et qu’on a vu ça cent fois depuis, c’est un beau film.

13/20 ( pour les deux premières parties, la dernière rabaissant ma note )

PS : Je ne connais pas l’œuvre de Pindare, donc je ne sais pas ce que signifie son emploi ici.


vartan a écrit:

Je n'avais vu ce film qu'étant enfant. Presque plus de souvenir. J'ai pris beaucoup de plaisir à le voir (deux fois).

L'impression générale est celle d'une grande fraicheur, une grande liberté de la part de Renoir, celle de s'autoriser quelques intermèdes qui paraissent sans rapport avec le schmilblick comme la scène des hommes fouillant dans les fanfreluches et s'habillant en femme par exemple. Un beau noir et blanc, frémissant même. Des mouvements de caméra très fluides et stylisés, assez économique de moyens, de larges horizons qui font ressembler les scènes extérieures à des tableaux de Millet.
Tourné en Alsace et dans le château du Haut-Koenigsbourg, c'est un symbole qu'a choisi Renoir. Forteresse fortement investie par l'Empereur Guillaume quand l'Alsace est retombée dans les mains allemandes en 1870, il l'a restaurée et meublée pour en faire une monument à la gloire de la germanité, des aigles partout...

Plusieurs films en un, film d'aventure et d'évasion, fresque humaniste que ne renierait pas Zweig, Freud ou Romain Rolland, histoire d'amour façon mélo.
Le discours est simple mais il porte. On est en 1937, on sait déjà ce qui risque d'arriver, les allemands ne sont pas des caricatures de schleus, les français font les kékés comme d'habitude, les anglais s'amusent et les russes sont des brutes sympathiques, mais des brutes. Cette tentative de montrer que de part et d'autre du Rhin les gens sont les mêmes est belle, à l'époque c'était courageux. Celui sur la fin des aristos de la guerre (Fresnay et von Stroheim) face à la montée du populo me semble maladroite.

Les acteurs sont formidables et beaux. Un Gabin que je n'aime souvent pas malgré la puissance qu'il dégage. Ici il est génial, dans son passage au cachot, défait, hagard. Carette joue le zébulon de façon irrésistible. On ressent beaucoup de tendresse pour ce personnage secondaire comme pour celui du traducteur inénarrable et un peu bête de Pindare. Mais personne n'arrive à traduire Pindare, même pas Yourcenar. Mr. Green
Fresnay est fantastique, aristocratique et humain, une composition exceptionnelle.

La fin est touchante (Gabin et le "juif" Rosenthal joué par Dalio). Evocation de l'antisémitisme (ça aussi c'est osé dans ces années-là) et belle histoire d'amour simple et qui rappelle ces muets expressionnistes allemands des années 20. Une très belle lumière, des scènes très silencieuses.

J'ai beaucoup aimé aussi l'utilisation des langues originales, on entend parler allemand, français, russe et anglais. En plus dans la version que j'ai sans sous-titre c'est encore plus sympa. Fresnay et von Stroheim parlant tour à tour français, anglais ou allemand. On sent là aussi le message de fraternité entre les peuples que cherche à promouvoir Renoir. Sachant ce qui se passera peu de temps après...

Un film magnifique, épuré, très humain. Une équipe d'acteurs impressionnante. J'ai adoré. Very Happy

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laurent
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:38

Bon bah on a tous bien vu le même film alors Very Happy

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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:47

C'est déjà un point de départ. Laughing
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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:50

J'ai oublié de mettre une note... 17/20


Oui, Laurent, je sais, je dépense sans compter ! Mr. Green
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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:54

Fabien a écrit:
Le seul ennemi n'est pas palpable, il s'agit juste de la guerre,


C'est vrai, on voit les scènes de fraternisation (le vieux soldat en prison qui est sensible à la détresse de Gabin) mais qui se raidissent et se dressent sur leurs ergots comme des coq dès qu'on annonce la prise ou la perte du fort de Douaumont...

Citation:

il a encore fallu que Gabin se fasse la seule 'bonnasse de l'époque' du film, à croire que les acteurs étaient déjà catégorisés à l'époque ^^


Jaloux !
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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Lun 26 Jan - 23:58

Moyenne du film:

16+18+13+17= 64/4= 16/20
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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Mar 27 Jan - 0:21

théano a écrit:


Tous les problèmes de sociétés sont abordés, même HAÏTI.

Pourquoi Haïti ? Il y a un noir, ce n'est pas un tirailleur sénégalais ?

laurent a écrit:
Car c'est un film essentiellement pacifiste, où les nazis sont très humains et amicaux.

C'est normal, ce ne sont pas des nazis Laughing

Citation:
On y voit un Gabin première période, plus joyeux et vulnérable, plus insolent et plus humain que ses rôles des années fin 50-60,


Oui, il est presque agréable...
Mr. Green


Citation:
L C'est la partie la plus intéressante, là où se trouvent les meilleurs dialogues, les véritables propos du film, sur la différence entre les êtres

J'ai trouvé ça un peu poussif quand même, la complainte des vieux aristos dont on n'a plus besoin... Oui pour le reste, les rapports ambigus entre le Fresnay et les autres soldats français.

Citation:

Von Stroheim, qui illustre bien le nazi, droit et rigide, avec sa minerve.


Mais non ! Pas nazi ! Prussien ! Mr. Green


Citation:
Je trouve cette partie un peu inutile et trop longue. Il y a certes une histoire d'amour en devenir ( avec la seule scène d'amour escamotée aussi sec ), puis la liberté, dernière illusion, puisqu’il faudra repartir se battre. Mais ça finit un peu trop brutalement, en eau de boudin.


Je la trouve très bien, la conclusion logique et humaine à cette fraternité. Ça finit en queue de poisson. A l'origine d'après ce que je viens de lire, Renoir voulait que les deux hommes (Rosenthal et Gabin) se donnent rdv au Fouquet's après la guerre. Et la dernière image aurait été celle de deux fauteuils vides le jour où les deux hommes devaient se retrouver dans ce bistrot.

Citation:
, mais un discours pacifiste et humaniste bien servi.


Ouais, simpliste mais finalement la bienveillance de Renoir est contagieuse. Mais n'a pas marché. Confused

Citation:
13/20


Tu te laisses aller ! Laughing

Citation:
PS : Je ne connais pas l’œuvre de Pindare, donc je ne sais pas ce que signifie son emploi ici.


J'ai tout Pindare dans ma chambre, je monte en chercher un peu...
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vartan
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MessageSujet: Re: Cinévision collective   Mar 27 Jan - 0:35

...éphémères !
Qu'est l'homme ? Que n'est pas l'homme ? L'homme est le rêve
D'une ombre... Mais quelquefois, comme
Un rayon descendu d'en haut, la lueur brève
D'une joie embellit sa vie, et il connaît
Quelque douceur...


[Huitième pythique]
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